Lancement de l’initiative nationale « Soulager mais pas tuer »

L’Observatoire Socio-Politique des AFC de Loire Atlantique relaie une initiative nationale « Soulager mais pas tuer » et encourage à venir participer au lancement de ce mouvement unitaire à Nantes, le vendredi 28 novembre 2014, à 12h30 rue d’Orléans._EN1ED3H_bigger

Comme cela a été souligné  lors de notre conférence du 5 décembre, le débat sur la fin de vie va très prochainement entrer dans une phase à hauts risques :

– Le nouveau rapport des deux députés Leonetti/Claeys est annoncé pour le 1er décembre. Il risque de valider sans le dire certaines euthanasies « masquées », par la proposition de créer un droit à ce qui pourrait s’appeler « sédation profonde terminale »

– La douloureuse affaire Lambert va être discutée à la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) le7 janvier 2015, avec comme enjeu la légitimité ou pas d’interrompre l’alimentation et l’hydratationdes patients très dépendants (en état neurovégétatif ou pauci-relationnel), en vue de mettre fin à leur vie.

– En conclusion de trois ans de débats et de rapports suite à la proposition 21 du candidat Hollande, le Premier ministre Vallsa annoncé un projet de loi sur la fin de vie en mars 2015. Ce texte serait en négociation avec le parti radical de gauche, très militant pour l’euthanasie. De plus, il est hautement probable que la majorité à l’Assemblée nationale envisagerait des amendements pour aller plus loin que le projet gouvernemental, si ce dernier écartait le suicide assisté (modèle suisse) ou l’euthanasie (modèle belge).

– Tout cela arrive en effet dans le contexte très médiatisé des pressions fortes du lobby de l’euthanasie, qui croit pouvoir se revendiquer de 96% des Français (récent sondage Ifop-ADMD), même si la question piégée impose de choisir entre « des souffrances insupportables » et « mourir sans souffrir ». En réalité, la grande majorité des Français veut à la fois tout faire pour soulager les souffrances en fin de vie.

C’est dans ce contexte que va être lancé, à partir du 28 novembre 2014, le grand mouvement unitaire « Soulager mais pas tuer ».

Quels sont ses objectifs ?

Unir, avec le soutien d’associations et de personnalités multiples, les opposants à l’euthanasie, au suicide assisté et à l’euthanasie masquée.

Montrer l’émergence dans la rue d’un solide front de mobilisation capable de déjouer le piège argumentaire n°1 selon lequel l’euthanasie est le seul moyen de soulager des souffrances.

Demander une société protégeant les plus vulnérables de ses membres et le développement des soins palliatifs.

Soulager mais pas tuer est un mouvement unitaire, soutenu par des associations et personnalités de sensibilités multiples. Toutes partagent un sentiment d’urgence :

  • il est temps de sortir de la confusion entretenue par les promoteurs de l’euthanasie ou du suicide assisté, selon laquelle il faudrait choisir entre souffrir et mourir
  • il est temps de promouvoir une véritable culture palliative, en la protégeant de la dérive euthanasique sous toutes ses formes
  • il est temps de donner la parole aux personnes concernées par le grand âge, le handicap ou la maladie, à leurs proches et aux soignants engagés auprès d’elles dans un accompagnement au quotidien respectueux de leur dignité
  • il est temps d’unir et de mobiliser tous les Français qui ont conscience qu’ouvrir la porte à l’euthanasie, et donc renoncer au principe fondateur de l’interdit de tuer, ferait basculer notre société vers une pente glissante aboutissant à l’exclusion des plus faibles.

Le mouvement Soulager mais pas tuer se donne comme perspective de rassembler tous ceux qui partagent le même souci de prendre soin sans tuer, dans la diversité des opinions politiques et philosophiques ou des convictions religieuses. Les porte-parole seront le signe de cette diversité, au-delà des associations d’appartenance.

De premiers rassemblements symboliques se tiendront dans 60 villes, à partir du 28 novembre, auxquels chacun est invité. A partir de cette date, Soulager mais pas tuer conduira de multiples projets pour expliquer aux Français les réels enjeux de ce débat, mobiliser largement, et faire grandir ainsi la résistance à toute forme d’euthanasie.

Publication inspirée de celle de l’Académie Diocésaine Pour la Vie du Diocèse de Bayonne

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