Présidentielles 2017, un mot de notre président

Chers Amis

Les AFC n’ont pas vocation à donner des consignes de vote, nous ne l’avons pas fait pour les précédents suffrages ni pour le premier tour, et nous ne le ferons pas pour celui-ci. Nous avons certes chacun, individuellement, nos convictions au sein du conseil d’administration de la fédération de Loire Atlantique, mais nous ne voulons pas nous  arroger le droit de déterminer à la place de nos adhérents ce que chacun doit faire, et nous n’avons de toute façon aucun pouvoir pour le faire. A chacun donc, de prendre ses responsabilités !

A contrario, nous avons toujours travaillé à éclairer nos adhérents sur les positions des candidats, notamment au regard des éléments de discernements que le Pape Benoît XVI avait exposé dans un discours du 30 mars 2006, les fameux principes non négociables :

« En ce qui concerne l’Église catholique, l’objet principal de ses interventions dans le débat public porte sur la protection et la promotion de la dignité de la personne et elle accorde donc volontairement une attention particulière à certains principes qui ne sont pas négociables. Parmi ceux-ci, les principes suivants apparaissent aujourd’hui de manière claire:

  • la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle;
  • la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille – comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage – et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d’union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable;
  • la protection du droit des parents d’éduquer leurs enfants.

Ces principes ne sont pas des vérités de foi, même si ils reçoivent un éclairage et une confirmation supplémentaire de la foi; ils sont inscrits dans la nature humaine elle-même et ils sont donc communs à toute l’humanité ».


Le Pape Benoît XVI les avait  également rappelés dans l’exhortation apostolique Sacramentum Caritatis (22 février 2007) au paragraphe 83 :
« Cela vaut pour tous les baptisés, mais s’impose avec une exigence particulière pour ceux qui, par la position sociale ou politique qu’ils occupent, doivent prendre des décisions concernant les valeurs fondamentales, comme le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, comme la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d’éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes.

Ces valeurs ne sont pas négociables.

Par conséquent, les hommes politiques et les législateurs catholiques, conscients de leur grave responsabilité sociale, doivent se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par les valeurs fondées sur la nature humaine. Cela a, entre autres, un lien objectif avec l’Eucharistie (cf. 1 Co 11, 27-29).

 Les Évêques sont tenus de rappeler constamment ces valeurs; cela fait partie de leur responsabilité à l’égard du troupeau qui leur est confié. »

 

Il est de bon ton aujourd’hui  dans divers milieux catholiques de relativiser ces points qui deviennent de facto « négociables » au regard d’autres points plus conjoncturels : politique économique, fiscale, sociale, migratoire…

Mais si on en vient à considérer qu’il n’y a pas fondamentalement de nature humaine, qu’un embryon peut-être éliminé, trafiqué, qu’il n’y a pas vraiment d‘homme ou de femme, ou qu’un homme peut-être une femme et vice versa, que tout est famille ou que la famille n’est rien, ce qui revient au même, que lorsqu’on est vieux et (ou) malade, il vaut mieux en finir, que l’homme est un être éthéré, sans racine, sans patrie car « citoyen du monde »…

En synthèse si on considère qu’il n’y pas de vérité sur l’homme, alors on bascule dans la dictature du relativisme dénoncée par le même Pape Benoît XVI et tout s’effondre, et l’on a plus grand-chose à espérer pour les autres domaines politiques.

Aujourd’hui nous ne voyons pas de candidat qui réponde intégralement  à ces points non négociables, et donc à court terme, rappelons-nous que la politique est l’art du possible, et tâchons quand même d’identifier quelle vision de l’homme est sous-jacente aux programmes et actions des deux  candidats.

Nous rappelons à ce propos l’excellent travail réalisé par Alliance Vita avant le premier tour de cette présidentielle, repris dans le tableau ci-dessous, et dont vous pourrez retrouver le détail avec les prises de position à l’adresse suivante : http://presidentielle2017.alliancevita.org/.

vita

NB : Le terme de bioéthique utilisé en général pour évoquer ces débats est hélas bien trop réducteur, trop « technique médicale», car il s’agit là finalement des bases anthropologiques, des principes  qui doivent fonder notre société.

La Confédération Nationale des AFC a également travaillé sur ces élections et nous vous invitons à vous y reporter : http://afc-france.org/elections-2017.

Notez enfin que nous travaillons également pour les législatives, pour lesquelles nous avons interrogé les candidats du département et vous ferons sous peu une synthèse de notre travail.

Quoiqu’il en soit, soyons convaincu que le salut de notre pays doit passer par chacun de nous, ce qui ne pourra se faire que par un travail intense, une formation sur des ouvrages de fonds (il convient de ne pas se contenter de quelques blogs d’opinions et de tweets), le courage de quitter tout esprit partisan et de servir là où nous sommes, et surtout la volonté d’une conversion intérieure et une prière confiante.

Le président de la fédération des AFC de Loire Atlantique.

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